62 Quai
Ch. de Gaulle
69006
Lyon

Palais
Guimet

Maître d’ouvrage
Ville de Lyon

Lieu
Lyon (69)

Programme
Reconversion de l’ancien Musée Guimet en Ateliers de la Maison de la Danse et Services Archéologiques de Lyon

Surfaces
SDO 9160 m2
SU    6659 m2

Montant prévisionnel des travaux
15 458 775 € H.T.

Date
concours 2018

Le Palais Guimet possède une richesse particulière, la sensation d’une vie passée qui s’est accomplie dans des lieux qu’elle a chargés à sa manière. Lui offrir une vie nouvelle, c’est ouvrir l’avenir sur le passé. Le passage du « figé » au « vivant » doit lui conserver son sens profond. La vocation future qui associe danse et archéologie est déjà une révérence au lieu.

Le projet a été conçu pour la remise en valeur de l’existant autant que pour la commodité de ses utilisateurs – artistes, personnel, archéologues, publics -, affichant une lisibilité nouvelle s’inspirant de « l’esprit Guimet ». Un outil de travail fonctionnel et efficace, pour la Maison de la Danse et le Services d’Archéologie, prétexte aussi à la redécouverte de l’édifice.

Au même titre que la restauration du Palais s’emploie à retrouver ses qualités initiales, la composition et la matérialité de l’extension s’y référent. L’intervention nouvelle pose la question actuelle de l’écriture architecturale. L’attitude de « l’apport-résolument-contemporain », selon l’une des formules les plus éculées de notre époque, est devenue en quelques décennies une doctrine officielle prônant la visibilité et l’ostentation parfois excessive.
Aujourd’hui, dans la nouvelle approche sur le patrimoine réutilisé, parvenir à faire oublier l’intervention, et par là l’intervenant, est une quête assumée. Plutôt que d’associer une nouvelle forme à la fonction nouvelle, la réflexion considérant que les lieux sont éternels à la différence des usages, dans leur succession variée, invite à la modestie.
La visibilité de la nouvelle identité des lieux trouve son espace d’expression plus naturellement sur le signal, le phare, le repère construit : la Rotonde.

Crédits images : Pierre Descubes (1,3) et ArteFactory (2,4,5)